« Il vente à décorner les boeufs »

C’est l’automne! Le soleil se couche plus tôt, les feuilles rougissent et tombent et les températures baissent. Bien avant la neige et le gel, il faut affronter la pluie et le vent. Du coup on entend souvent dire qu’il « vente à décorner les bœufs ». Pourquoi?

Au premier abord on pourrait penser que cela signifie que le vent est tellement fort qu’il arracherait les cornes des bœufs. Avec une telle image on peut imaginer la puissance du vent…

Mais en fait ce n’est pas du tout le sens de cette expression. L’expression remonte à longtemps, à l’époque où les paysans étaient beaucoup plus nombreux et où le Québec était nettement plus rural. Avoir plusieurs bœufs dans une même étable pouvait être dangereux car ils pouvaient se blesser mutuellement ou être gênés pour manger. Alors on leur coupait les cornes. Cependant on avait remarqué que laisser cicatriser les coupures des cornes au soleil n’était pas l’idéal puisque le sang qui sèche en plein soleil attire les mouches. Et les mouches, c’est pas bon pour la cicatrisation. Il fallait donc attendre les journées de grands vents pour profiter de l’occasion.



Laisser un commentaire

Spam Protection by WP-SpamFree

Remarque Les commentaires sont soumis à modération.